Une éclaircie sur le Grand Som

Après avoir découvert l’histoire de l’ordre chartreux, il me fallait monter au Grand Som pour tenter d’apercevoir le monastère, caché au milieu de son désert végétal. La journée fut riche en surprises.

Le Grand Som fait partie des incontournables du massif de Chartreuse : outre qu’il soit le 4e sommet le plus haut du massif, à 2026 mètres d’altitude, il permet une vue imprenable sur le monastère de la Grande Chartreuse. Il se dit même que les moines en feraient l’ascension une fois par semaine pour leur “spaciement”.

Mais en ce dimanche d’août, le Grand Som semble vouloir garder son mystère. L’ascension depuis le col du Cucheron est une des plus rapides (1000 mètres de dénivelée en trois petits kilomètres) et des moins escarpées, même s’il faut éviter d’être sujet au vertige dans la deuxième partie de l’itinéraire.
On commence par un beau sentier à l’abri de la forêt. Les premiers huit cents premiers mètres de dénivelée sont parcourus assez simplement, jusqu’au Racapé. Accroché aux cimes, la brume n’est pas décidée à se lever.

Le sentier se fait alors beaucoup plus abrupt, longeant la falaise puis serpentant dans une large faille. Une bonne partie des passages sont câblés. Il faut faire attention, mais l’itinéraire n’est pas réellement difficile. Enfin, on arrive sur une grande prairie inclinée, qui monte en ligne droite jusqu’à la croix indiquant le sommet.

Comme sur tous les sommets de Chartreuse, on retrouve les chocards à bec jaune, qui fendent l’air le long des falaises. Le sommet est à pic, et file droit vers le monastère 1000 mètres en contrebas, malheureusement caché par la brume. A moins que… pendant cinq petites minutes, le “désert” se découvre en contrebas, juste le temps de sortir l’appareil photo, avant de disparaître à nouveau sous le brouillard pour plusieurs heures. De là à croire en un clin d’oeil divin… 😉

En redescendant plus tard dans l’après-midi, le soleil a fait son apparition. et le parking de la station du Planolet est bondé. Des amateurs de ski agricole ? Mieux ! Une bataille de reines ! Ou comment découvrir par hasard une tradition bien ancrée en Chartreuse.

Chaque premier week-end d’août, les éleveurs de la race Hérens, originaire de Suisse, font combattre les “reines” de leur troupeau, des vaches dominantes qui s’encornent gentiment, jusqu’à ce que l’une des deux cède et recule. Entre supporters, touristes bien rencardés et randonneurs perdus, la journée se termine dans une belle ambiance festive !

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