Sur les falaises du Surchauffant

Une petite randonnée à l’ombre, un point de vue, un lac pour piquer une tête au retour, et même un peu d’histoire ! Parfait pour une balade de fin de journée en ce début août.

Aujourd’hui, direction le sud du Jura et le lac de Vouglans sur l’Ain, pour un petit circuit de 11 km. Construit à la fin des années 1960, le barrage EDF de Vouglans a noyé la petite vallée agricole et a transformé durablement le paysage, faisant du lac une base nautique et de loisirs importante pour la région.

C’est justement du camping du Surchauffant que débute la balade, tranquillement d’abord, puis par une montée assez raide jusqu’au sommet des falaises. Toute la première partie de l’itinéraire suit le GR de Pays du Tour du lac de Vouglans, impossible de se perdre ! On arrive rapidement au sommet des falaises qui tombent sur le lac, dévoilant son eau turquoise. Cette partie centrale du lac est dédiée à la plaisance et au ski-nautique, la vitesse de navigation y étant la plus rapide (la partie nord est réservée aux pécheurs, et la partie sud aux sports non motorisés).

On redescend d’un coup les falaises jusqu’au bord du lac, où je rencontre des plaisanciers qui font halte sur une petite plage inaccessible autrement qu’à pied ou en bateau. Juste à côté, au bien nommé “Sous pierre” tombe une cascade, tarie en ce mois d’août.

Le chemin continue dans la forêt et remonte sur le plateau en direction de Saint-Christophe. C’est ici qu’on quitte le GR de Pays, pour rejoindre un chemin de petite randonnée en direction du sud. A l’entée du hameau, une fontaine à l’eau “non surveillée” permet de remplir les gourdes des randonneurs imprudents 😉
Le village de Saint-Christophe mérite qu’on y fasse une pause, notamment pour son ancien prieuré. S’il est présent, le bedeau se fera un plaisir de vous conter son histoire.

L’itinéraire continue sur la route, traverse un petit lotissement, et s’enfonce à nouveau dans la forêt jusqu’aux ruines du château de la Tour-du-Meix, qui domine toute la cluse. Impossible de le louper quand on arrive, il dominait dès le 12e siècle l’entrée d’un vaste de domaine de l’abbaye de Saint-Claude, à trente kilomètres plus au sud. Résidence d’été des abbés, le château a été brûlé lors de la guerre de Dix ans (l’épisode local de la guerre de Trente ans), et jamais reconstruit. Les ruines sont encore assez dangereuses, et plusieurs niveaux effondrés se situeraient sous le niveau du sol actuel.

La fin de la balade chemine tranquillement sur le plateau, puis à offre un dernier regard sur le lac en haut des falaises, avant de redescendre à pic pour rejoindre le GR et rebrousser chemin jusqu’au départ, et la plage de Surchauffant.

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