La colonie

Parce que voyage et urbex ne sont pas incompatibles, on a profité des vacances pour faire de l’exploration urbaine, mais à la campagne.

Nous connaissons depuis longtemps l’existence de cette colonie, en partie abandonnée. Plusieurs d’entre nous y sont passés étant plus jeunes, ce qui rend cette exploration un peu spéciale. A l’abri d’un grand domaine forestier de plusieurs hectares au bord de l’océan, la colonie est encore en fonctionnement et accueille des camps une partie de l’année. De nombreux bâtiments y sont à l’abandon depuis 2001, probablement en raison de coûts de fonctionnement et de rénovation trop élevés.

Nous entrons facilement sur le domaine, tellement immense qu’il ne peut être gardé en permanence, et encore plus facilement dans les locaux. Nous sommes alors persuadés qu’avec une telle facilité d’accès, tout doit être depuis longtemps pillé ou vandalisé. Heureusement, il n’en n’est rien.

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Nous pénétrons dans un premier bâtiment, qui faisait office de dortoir. Nous en visiterons plusieurs à la suite, tous identiques et construits symétriquement autour d’un carré central abritant les lavabos et les toilettes. D’un côté les salles de couchage largement ouvertes sur l’extérieur par de grandes fenêtres, de l’autre un espace ouvert abritant des placards, un bureau ou, parfois, une salle de douche. Un couloir traverse toute la longueur du bâtiment, avec une porte à chaque pignon.

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Nous remarquons que toutes les salles communiquent entre elles par des trappes, et que les cloisons se sont pas fermées au niveau de la charpente… histoire de simplifier la tâche des surveillants. En levant les yeux sur les faux plafonds recouverts d’amiante, nous devinons une des raisons de l’abandon de ces bâtiments.

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Nous continuons de visiter le grand parc planté de pins maritimes vers d’autres locaux, parfois fermés : plusieurs dortoirs, la buanderie, la chaufferie, ce qui semble être des bureaux ou des salles d’animation. Nous arrivons enfin à ce que nous cherchions : le réfectoire. Sur l’extérieur, un grand préau abrite les lavabos où les colons devaient se laver les mains avant de passer à table dans l’une des deux salles de restauration situées de part et d’autre de la cuisine.

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Comme le reste des bâtiments, celui-ci est très largement ouvert sur l’extérieur avec des façades entièrement couvertes de fenêtres. Séquence émotion pour ceux qui se revoient à leur table il y a une quinzaine d’années…

Des voleurs de cuivre sont malheureusement passés par là, mais la cuisine reste toutefois en bon état avec les grands pianos, la friteuse, la plonge. De la vaisselle en Pyrex attend encore dans les placards. Le dernier menu préparé ici affiche la date du 30 octobre 2001, fin des vacances de la Toussaint.

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Encore une grande salle d’animation et des bureaux quelques mètres plus loin dans le parc. Nous finissons par tomber sur un chemin qui traverse le camp dans la forêt et mène à la partie toujours utilisée de la colonie. Prudents, sachant les lieux occupés, nous faisons demi-tour.

Une nouvelle reconnaissance quelques temps plus tard nous apprendra qu’une autre partie de la colonie, un peu plus loin dans la forêt, est également à l’abandon. Un jour peut-être, une autre visite s’imposera…

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